Entrevue 1 : L'histoire de Coline & Mahault, là où tout a commencé !

Posted On: mai 15, 2020

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Categories: Nos astuces

Comment vous êtes-vous rencontrées ? 

Mahault : Nous nous sommes rencontrées sur les bancs de la faculté de la pharmacie de Lyon, on est devenues très amies. Après nos études de pharmacie je suis partie à Paris faire un Master en entreprenariat à HEC entrepreneurs et Coline travaillait en officine à Lyon.

Comment l’idée de créé La Rosée vous est-elle venue ?

Coline : Au comptoir de la pharmacie nous nous sommes rendues compte que les habitudes de consommation avaient évolué. Les consommateurs ont commencé à faire de plus en plus attention à ce qu’ils se mettaient sur la peau et il manquait dans l’offre des cosmétiques, une gamme : naturelle, saine, sans ingrédients à polémique, écoresponsable et tout ça à prix abordables. En observant très attentivement les demandes en pharmacie, et en nous écoutant nous aussi finalement, nous avons conclu qu’il y avait une vraie place à prendre dans ce secteur.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer ?

Mahault : Durant mon master en entreprenariat à HEC, j’avais un projet de création d’entreprise à réaliser. Coline m’a naturellement rejointe dans ce projet avec cette idée de base que nous avions eu ensemble. Sans le savoir, nous avons travaillé pendant 1an sur ce qui allait devenir quelques années après « La Rosée Cosmétiques ». Au tout début, on l’avait appelée « Les crèmes du marché » et nous voulions faire des produits aux fruits et légumes ! (rires). Cette année là nous a finalement donné le courage de nous lancer dans cette folle aventure et d’aller au bout de notre idée.

Coline : Nous avons dû présenter ce projet à des jurys durant différentes étapes. On s’est laissées prendre au jeu parce que travailler ensemble et nous challenger nous plaisait ! L’idée de créer une gamme de cosmétiques naturels et ultra-sains destinée à la pharmacie a beaucoup plu et a convaincu le jury. Nous n’avions pas du tout prévu dans nos vies respectives de monter une boîte ensemble. Au départ c’était un peu comme un jeu, mais le destin a fait que nous avons fini par sauter le pas de l’entreprenariat. On nous a beaucoup encouragé à nous lancer et on aurait mille anecdotes à vous raconter ! Malgré nos craintes d’arriver sur un secteur ultra-concurrentiel, on peut dire aujourd’hui que nous avons réussi à nous faire une place !

 

Pourquoi La Rosée ?

Mahault : On réfléchissait à une idée de nom avec Coline. On voulait un nom très simple, bien français, dont on ne se lasserait jamais et qui reflète à 100% l’ADN de la marque. On est tombées sur la définition de « La Manne » et en la lisant tout haut, je suis tombée sur une partie qui parlait de la rosée du matin. À ce moment-là on s’est regardées toutes les deux et ça a tout de suite été une évidence ! On avait trouvé !

Coline : Oui exactement, ce nom reflète parfaitement les valeurs qu’on voulait faire porter à notre marque. On a eu directement cette impression que la marque avait toujours exister tant c’était évident. LA ROSEE représente la goutte d’eau de la rosée du matin qui inspire la fraîcheur, l’hydratation, le naturel, la pureté et la transparence.

Comment est-ce que vous avez fait pour convaincre les pharmacies au tout début ?

Coline : Alors les débuts sont très atypiques. Nous avons fait des soirées de lancement ! On allait de pharmacie en pharmacie sur notre petite Vespa pour distribuer nos cartons d’invitation. Comme pour un concert, on avait prévu plusieurs dates de soirée mais on ne savait pas combien de pharmaciens allaient finalement venir !

Mahault : Pourquoi des soirées ? On ne pouvait pas aller dans la première pharmacie venue en leur demandant de référencer une gamme inconnue sur le marché. On savait que les pharmaciens n’avaient pas beaucoup de temps au comptoir, du coup on s’est dit qu’on allait les inviter à des soirées de lancement. On avait transformé le salon de ma mère en salle de cocktail ! À ce moment-là on venait de recevoir notre premier produit : le gel-crème au concombre BIO. Mais il était encore tout blanc, sans le décors. On a donc fait le tour des pharmacies de Lyon pour les inviter à ces soirées en leur laissant un carton d’invitation, qui n’était pas si mal d’ailleurs pour un début (rires), et on leur mettait sur la main un peu de gel-crème en leur disant : "Regardez c’est frais, ça sent bon, c’est sain et naturel, venez à notre soirée !" C’est un peu résumé car on avait un discours bien rôdé mais ça se passait réellement comme ça ! Au final, grâce à nos soirées improbables, on a référencé 30 pharmacies et la semaine suivante on a pu démarcher notre 31ème pharmacie avec pour argument « On est lancées depuis 1 semaine et on est déjà dans 30 pharmacies ! ». Les officines ont été intriguées et c’est finalement comme ça que La Rosée a commencé.

  

Au tout début La Rosée ça ressemblait à quoi ? 

Coline : On était deux et tout était à faire ! On a fait tous les centres d’hébergement les moins chers possibles pour développer toute la France (rires).  Je me souviens de la devise du Master HEC « Entreprendre c’est oser ». C’est ce qu’on a fait ! On a osé et on n’a rien lâché. On a travaillé d’arrache-pied pour lancer La Rosée dans toute la France et convaincre un maximum de pharmacies qu’il vente, qu’il neige, qu’il pleuve ! 

Mahault : On avait lancé La Rosée en Mai 2015 à Lyon et je me souviens qu’en Juillet on est parties 1 semaine à Marseille. On a démarché toutes les pharmacies de Marseille en poumpoum short et en scooter. (rires) Et pendant 1 an et demi on a fait toutes les autres villes de France à deux. En début de journée on se séparait dans chaque ville et le soir on se retrouvait dans notre petit airbnb. On bossait jusqu’à pas d’heure pour préparer nos prochaines tournées et travailler sur le reste des sujets de la boîte.

  

Qu’est ce qui fait que votre duo fonctionne ?

Mahault : On se connaît par cœur, nous sommes plus que des meilleures amies. On place notre amitié avant notre vie professionnelle. À chaque fois que l’on se voit ou lorsqu’on se téléphone on parle d’abord de notre vie personnelle, même s’il s’agit d’une toute petite chose, et ensuite on en vient à aborder le pro. C’est ce qui nous fait garder le cap. Je pense que l’équilibre entre notre vie personnelle et professionnelle est primordial. Pour nous, il est indispensable d’être aussi heureux dans son travail que dans sa vie personnelle. En plus, tout est très fluide entre nous. Au tout début de La Rosée on s’est séparées très naturellement les tâches. On est chacune allées vers ce qu’on aimait faire sans forcément se le dire et sans se marcher sur les pieds !

Coline : Le fait de travailler à distance nous a vraiment permis d’apprendre à s’écouter et à se faire confiance. En restant chacune dans une ville, on s’est ajouté une contrainte, un challenge mais finalement c’est ce qui fait notre force. C’est lorsque le dialogue n’est pas fluide ou qu’on manque de confiance en l’autre que ça ne fonctionne pas. On a beaucoup de sujets pour lesquels tout est très limpide, on est tout de suite d’accord mais il peut nous arriver de ne pas penser pareil et d’avoir des avis différents. On cherche toujours à se remettre en question et à comprendre pourquoi on pense différemment. Et souvent, on se laisse convaincre par l’autre de manière très naturelle.

  

Comment gérez-vous la distance ?

Mahault : On s’appelle toute la journée ! Dès qu’on a un quelque chose à se dire et même si c’est juste une phrase, un mot ou une réflexion, on s’appelle. C’est comme si on était en face l’une de l’autre et c’est pour ça que ça marche. Grâce à ça on vit les choses en même temps.

Coline : Si on ne faisait pas ça, on vivrait en parallèle avec chacune nos sujets respectifs, mais chez La Rosée on est avant tout dans le partage et c’est une vraie communion entre toutes les parties. On sait que la distance peut compliquer le travail mais le fait de s’appeler tout le temps et de tout se raconter fait que ça fonctionne parfaitement et que tout est très fluide.

  

Qu’est-ce que vous préférez l’une chez l’autre ?

Mahault : Ce que je préfère chez Coline c’est son empathie. Elle arrive à se mettre à la place des gens et c’est aussi pour ça qu’elle est une bonne manageuse. Pour moi, Coline, c’est également l’espoir et la persévérance. Quand on est deux à monter une entreprise on peut compter sur l’autre pour se remotiver en cas de coup de mou et se soutenir mutuellement. Coline a été très moteur dès le début du projet et a toujours été très positive. Elle sait me rassurer et me convaincre dans les moments de doutes.

Coline : Ce sont les véritables montagnes russes de monter une boîte et de la développer, Mahault a toujours été très optimiste et persévérante également, on a toujours avancé ensemble avec le sourire même dans les moments plus difficiles. Je ne me lasse jamais d’avoir son avis, ni de lui parler ou de l’écouter. Après tant d’années, on a toujours autant de choses à se raconter (rires). J’adore le caractère de Mahault dans sa globalité. Elle ne se met pas de barrières donc on peut tout imaginer lorsqu’on brainstorme ensemble ! Je dirais qu’on a une relation finalement très masculine, c’est-à-dire très simple, sans détours. On ne se dispute pas et nos désaccords ne durent jamais, c’est une chance. On peut clairement parler d’une association ... de rêve !